Léa Habourdin (photos, ed.), Gustavo Alemán (ed.)

Survivalists - ONLY THREE SIGNED COPIES LEFT!


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In French:
"Catastrophe imminente, une menace indéfinie, photographies de paysages vidés de toute présence humaine, documents manuscrits, temps post-apocalyptique. Il se noue ici une tension dramatique où phénomènes climatiques insolites, objets saisis dans une troublante solennité, prédateurs et corps humain tronqués, tordus, déformés composent une atmosphère de violence et d’angoisse.
C’est un anti-manuel de survie que nous avons devant les yeux, qui révèle avec ironie l’absurdité de cette stratégie d’anticipation. Les allusions au temps pré-historique ne sont qu’une imitation, un déguisement. Les flèches, dessinées d’après des plans d’évacuation d’hôtels, indiquaient à l’origine le chemin à suivre pour être assuré de trouver l’issue de secours. Mais isolées de leur contexte, elles ne pointent désormais plus vers rien, tout comme les questionnements des Survivalistes « treillis-rangers » du texte de fiction accompagnant ce travail: « Et s’il n’y avait plus du tout d’eau potable ? Et s’il faisait extrêmement froid ? ».
Alors subsistent les images, qui interrogent notre rapport conflictuel à la nature. La survie en dehors de la civilisation exige de renouer avec nos instincts fondamentaux, et les prédateurs représentés ici mettent en lumière la part animale qu’il nous faut développer pour avoir une chance de survie dans ce monde de l’après : donner priorité aux besoins élémentaires, être aux aguets, sentir le danger, trouver un refuge, savoir ce qui est comestible. Mais c’est un constat d’échec : les humains apparaissent comme engourdis, vulnérables et se contentent de mimer de façon grotesque des postures menaçantes. Ces photographies nous mettent devant notre impuissance et notre défiance vis-à-vis d’une vie sauvage avec laquelle nous avons coupé les liens et dont nous ne connaissons plus rien.
……..
Il s’agirait donc de survivre, mais rien n’est sûr. Cette catastrophe imminente est-elle réelle ? N’est-ce pas plutôt une attente flottante, contemplative, d’un monde qui se dégrade ? Ces plans de secours peuvent-ils nous aider ? Et que faire de ces listes de choses à avoir en cas de survie, jusqu’où va-t-on avec des allumettes tempête ?"

"Unmittelbare Katastrophe, unbestimmte Bedrohung, Fotos von Landschaften ohne menschliche Präsenz, handgeschriebene Dokumente, postapokalyptische Zeit.
In 'Survivalists' (dt.: Überlebenskünstler) entsteht eine dramatische Spannung, in der ungewöhnliche klimatische Phänomene, in beunruhigender Feierlichkeit ergriffene Objekte, Raubtiere und verkürzte, deformierte menschliche Körper eine Atmosphäre von Gewalt und Qual bilden.

'Survivalists' ist ein Anti-Überlebenshandbuch, das wir vor Augen haben, das ironischerweise die Absurdität dieser Strategie der Antizipation aufdeckt. Die Anspielungen auf die vorgeschichtliche Zeit sind nur eine Nachahmung, eine Verkleidung. Die Richtungsweiser, die aus den Evakuierungsplänen des Hotels stammten, gaben ursprünglich den Weg an, dem man folgen sollte, um sicher zu sein, den Fluchtweg zu finden. Aber aus ihrem Kontext gerissen, zeigen sie nicht mehr auf irgendetwas, genau wie die Befragung der Survivalisten im fiktionalen Text, der diese Arbeit begleitet: "Was wäre, wenn es überhaupt kein Trinkwasser gäbe? Und wenn es extrem kalt wäre?“

Dann bleiben die Bilder, die unsere konflikthafte Beziehung zur Natur in Frage stellen. Überleben außerhalb der Zivilisation erfordert eine Wiederverbindung mit unseren grundlegenden Instinkten; die hier dargestellten Raubtiere heben den tierischen Teil hervor, den wir entwickeln müssen, um eine Überlebens-Chance in dieser Welt danach zu haben: elementare Bedürfnisse priorisieren, auf der Hut sein, die Gefahr spüren, eine Zuflucht finden, wissen, was essbar ist.
Aber es ist eine Aussage des Scheiterns: Menschen erscheinen taub, verletzlich und sind damit zufrieden, groteske Haltungen zu imitieren. Diese Fotografien stellen uns vor unsere Hilflosigkeit und unser Misstrauen gegenüber einem wilden Leben, mit dem wir die Glieder zerschnitten und von denen wir nichts mehr wissen." (Léa HABOURDIN)

...... ..

Es wäre eine Frage des Überlebens, aber nichts ist sicher. Ist diese drohende Katastrophe wirklich? Ist es nicht eher ein schwebendes, kontemplatives Warten auf eine sich verschlechternde Welt? Können uns diese Backup-Pläne helfen? Und was tun mit diesen Listen von Dingen, um im Falle eines Überlebens zu haben, wie weit gehen wir mit Sturmspielen?